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  • Photo du rédacteurCaninOsmose

La solitude chez le chien et le chiot


Comment gérer la solitude ? Une question que nous nous posons, ou pas, lorsque nous avons un chien.


« Mon chien va s’ennuyer sans moi », « Mon chien va pleurer de me voir partir », « Mon chien va détruire et faire des bêtises », « Mon chien ne va pas se retenir » … Des remarques que nous pouvons tous nous faire. Soit parce que nous avons peur que cela arrive soit parce que cela est déjà arrivé. Pas d’inquiétude, quand nous mettons en place les bonnes bases, Médor vit super bien d’être seul !



« Le chien a une notion du temps »

Sachez que les chiens n’ont pas de notions de temps. Que vous partiez 5 minutes ou 3 heures, ça ne change rien pour votre chien. C’est d’ailleurs pour cela qu’à chaque retour plus ou moins long, Toutou fait la fête comme si ça faisait des jours que vous aviez quitter le domicile, alors que finalement, vous avez juste changé de pièce pendant 2 minutes.


« Mon chien pleure et aboie quand je ne suis pas là, il souffre d’anxiété de séparation »

L’anxiété de séparation est un trouble qui nécessite le diagnostic d’un vétérinaire. Il ne faut pas généraliser et normalisé les pleurs d’un chien ou l’aboiement à cette pathologie. Des multiples raisons existent pouvant expliquée d’un point de vue comportemental les aboiements ou les pleurs chez le chiot ou le chien. L’ennui, le manque d’autonomie, la mauvaise gestion émotionnelle, la peur de l’isolement…. Dans le cadre d’une anxiété de séparation avéré, il est alors envisageable d’avoir un traitement médicamenteux en plus d’un suivi comportemental.


Soyez progressif, ne partez pas d’un coup du jour au lendemain, notamment quand vous venez d’accueillir un chiot. Dans mon article sur l’accueil d’un chiot, je recommande de prendre quelques jours de congés durant son arrivée, afin justement, de mettre en place sereinement l’apprentissage de la solitude.


Les premières absences doivent être courtes : Cela peut être de quelques secondes. Le tout n’est pas d’attendre que votre chien montre des signes d’inconforts (pleurs, aboiements, pignements…). Il faut revenir avant pour que l’absence de l’humain et son retour doit être positif aux yeux de votre chien. Cela peut être d’abord en quitta une pièce où vous augmentez petit à petit le temps d’absence. A réaliser plusieurs fois par jour, sans chercher un rituel de départ.



La variabilité du critère temps est aussi un moyen de rendre l'apprentissage comme un jeu. Le chien ne va pas devinez quand vous allez revenir, il va apprendre à attendre calmement dans des temporalités différentes et n'appréhendera pas le faire que la difficulté puisse augmenter.


Attention également, à nos signaux et nos habitudes de départ. Il est important pour notre chien de banaliser tout ce qui peut être lié au départ de la maison. Soyez attentif à comment vous partez de chez vous, ne le faites pas à chaque fois de la même façon, utilisez les objets liés à votre départ même lorsque vous ne quittez pas la maison. Banalisez et généralisez pour qu'aux yeux de votre chien, ces éléments ne gagnent pas en importance.


Lui apprendre le calme de façon générale : Nous avons tendance à soulever les moments d’agitation du chien mais pas à récompenser les moments où ce dernier est tranquille dans son coin. La valorisation du panier, les auto-contrôles, la non sollicitation de l’humain… sont des choses que vous devez récompenser chez votre chien.


Lui apprendre à s’occuper et à être autonome, même lorsque vous êtes là : Proposez à votre chien des activités de léchages, de recherches, de mastication par le biais de jouets d’occupation et alimentaire pour qu’ils apprennent à s’occuper sans vous. Cela l’aidera à mieux gérer la solitude.


Répondre à ses besoins physiques et mentaux : Un chien dont ses besoins ne sont pas comblés sera un chien plus facilement actif et en détresse durant vos absences. Les besoins physiques passent par des promenades, les besoins mentaux par l’olfaction (recherche d’odeurs nouvelles), des exercices de réflexion (apprentissages divers, jouets de réflexion). Variez son quotidien sans viser la sur-stimulation et aidez vous au besoin d’un dogsitter si vous ne pouvez pas répondre aux besoins de votre toutou.


L'enseignement du "pas bouger" : Apprendre le pas bouger à votre chien peut l'aider à accepter l'éloignement de l'humain de lui. D'abord sur des courtes distances que nous augmentons petit à petit. Une fois la distance raisonnable atteinte, comprise et gérable par le chien, vous pouvez commencer à lui tourner le dos, en reprenant une courte distance. Plus ça va, plus vous pouvez reprendre le travail de l'éloignement, jusqu'à disparaitre de son champ de vision.



Ne pas attendre que le chien ou le chiot montre des signes d’inconforts lors de l’apprentissage de la solitude. Anticiper et soyez progressif dans votre critère temps.


Ignorer sans récompenser le bon comportement qui suit. Si vous ignorez juste pour apprendre à votre chiot à ne pas sauter par exemple, mais que vous ne lui expliquer pas que quand il est à côté de vous sans sauter, que c’est ça que vous voulez cela engendra du stress et de l’incompréhension. Il est alors essentiel de féliciter votre chien dès qu’un bon comportement est réalisé.


Avoir peu de contact avec son chien pour éviter « l’anxiété de séparation ». La quantité de contact et l’anxiété de séparation sont deux choses dissociables. Ce n’est pas parce que vous n’avez pas de contact avec votre chien que cela lui apprendra à être seul. Au contraire, le contact permet de créer la relation et évite le stress. Le tout est de savoir dire stop, d’apprendre l’autonomie à votre chien tout en intégrant l’apprentissage de la solitude.


Mettre le chien dans une caisse ou dans une pièce réservée aux absences, sans avoir valoriser cette dernière. Familiarisez l'environnement en premier pour que ce dernier soit agréable et non lieu de stress pour votre chien.




Lors de vos entrainements ou de vos réelles absences, plusieurs outils existent pour observer votre chien/chiot. Notamment les caméras qui ont commencé à se développer sur le marché.


Furbo, Mtek, Amzdeal, Wansview.... Plusieurs marques proposent une surveillance à distance à l'aide de son smartphone via le wifi ou un abonnement téléphonique.

Certaines proposent un haut parleur, un distributeur de friandise ou juste une vision vidéo. Certaines marques ont même développé des caméras mobiles contrôlables à distance. (cela peut nécessité une désensibilisation pour nos amis à poil)


L'intérêt des caméras est de pouvoir observer son chien, anticiper les signes d'inconfort durant nos séances d'apprentissage ou de comprendre pourquoi Médor a certains comportements indésirables.




N'hésitez pas à vous faire accompagner si vous doutez de vos capacités ou si vous ne voyez pas d'amélioration dans l'apprentissage.





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